Visale : et le perdant est…

Denys Brunel : Je lis avec tristesse que l’UNPI a pris position en faveur de Visale, dispositif étatique de garantie des loyers, réservée à certains publics.

Il s’agit de ressusciter la défunte GUL (Garantie Universelle des Loyers), morte parce que nous l’avions combattue avec vigueur (ce qui n’était pas le cas de l’UNPI) et que certains à Matignon et à Bercy s’étaient alarmés du coût prohibitif probable (plusieurs milliards d’euros !).

La « GUL light », autrement dit Visale, parce que les publics admissibles sont restreints, démarre avec un coût prévisible de quelques centaines de millions d’euros mais il est d’ores et déjà indiqué que l’on pourra « élargir », selon Denys Brunel.

Denys Brunel dénonce la position de l'UNPI

Or ces dispositifs déresponsabilisent à la fois le propriétaire et le locataire et il n’y a aucun doute sur le fait qu’il s’agit d’une bombe à retardement. On peut hélas parier sur le fait que la forêt va pousser et qu’au deuxième semestre 2017, on s’apercevra qu’elle est conséquente et qu’il faut s’inquiéter du financement. Tôt ou tard, on fera peser ce poids sur les propriétaires, s'indigne Denys Brunel. Ceux qui, aujourd’hui, jouent les apprentis sorciers n’auront alors qu’à s’en prendre à eux-mêmes. L’UNPI s’acharne à défendre le gouvernement, y compris dans des positions indéfendables et a tenté une manifestation ratée en novembre sur des sujets vagues, rajoute Denys Brunel.

En ce qui concerne Visale, nous sommes au moins sûrs d’une chose, la grande majorité des propriétaires subira tôt ou tard un nouveau surcoût. La France d’ores et déjà dépense environ 45 milliards d’euros pour le logement, soit 2% du PIB, plus que n’importe quel pays comparable et pourtant cette politique est un échec avec d’immenses difficultés de logement dans les zones tendues. Autrement dit, on ne change pas une politique perdante, on l’accentue !!! Dénonce Denys Brunel.

Il serait tellement plus constructif d’unir les propriétaires pour résister à la tornade de mauvaises mesures qui frappent chaque mois les propriétaires, conclu Denys Brunel.

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